Les différents moulins
MOULINS A SANG - MOULINS A HUILE DE NOIX ET A POMMES
Les
moulins à huile de noix sont « la spécificité de notre région »
et nous avons la chance de compter parmi nous des personnes les
actionnant et accueillant les visiteurs. Autrefois, l’huile de
noix était quasiment l’unique matière grasse de notre province,
utilisée pour l’alimentation humaine, le soin des bêtes et
l’éclairage. L’importance de l’huile de noix dans la vie locale
explique le grand nombre de moulins, soit un pour trois cents
habitants.
La confection de l’huile consistait à dénoisiller les cerneaux
de noix, puis à les écraser sous une meule de pierre mue par une
jument ou une mule. La matière écrasée était chauffée dans une
poêle de cuivre puis pressée sous une presse à bras ou une
presse hydraulique. Quatre kilos de noix permettaient de
confectionner un litre d’huile.
Vous pouvez découvrir tout ce processus et assister à des
démonstrations dans les moulins ouverts à la visite.
En outre, la fabrication d’huile cohabitait souvent avec celle
de jus de pomme car le matériel était similaire. Au moulin Lou
Truel de Maurs-la-Jolie, vous pourrez voir des presses ayant
servi aux deux activités.
MOULINS A EAU
Les moulins à eau sont apparus et se sont développés en Europe
au Xème siècle. Industries des temps anciens, ils servaient à
maintes tâches et ils sont devenus nécessaires à la survie. Les
populations ont maîtrisé la force hydraulique grâce aux moulins
et ont progressivement modifié leur mode de vie et surtout leur
mode d’alimentation. Les moulins leur permettaient d’avoir des
forges pour modeler des outils, des farines en bonne quantité
pour s’alimenter…etc. … Sur le plan technique, les moulins du
Quercy sont spécifiques puisqu’ils fonctionnent avec des
« rouets », roue de bois puis de métal, placé au bout d’un axe
vertical. Le rouet placé en dessous de la meule, la faisant
tourner pour écraser la matière.
Le rouet pouvait être dans deux
configuration différentes :
- dans un espace dégagé dans lequel l’eau pénètre grâce à une
bouche de vanne
(vanne sarrasine) : c’est un « rouet volant » ;
- dans un puits bâti circulaire : c’est un « rouet en puits »

LES USAGES DES MOULINS A EAU
Lorsque nous évoquons les moulins à eau, il est commun de penser
à ceux produisant de la farine panifiable. Toutefois, leur
activité a couvert des domaines d’activités bien plus vaste et
il n’est pas usurpé de parler à leur égard, d’usine des temps
anciens…
LE MOULIN A TAN

Peu de moulins à tan sont encore visibles. Le tan servait à
traiter les peaux d’animaux des tanneurs. Il était obtenu à
partir des écorces des chênes ou des châtaigniers. Elles étaient
broyées à l’aide de broyeurs verticaux, sorte de moulins à café
composés d’un boisseau fixe et d’une noix entraînée en rotation
par le roudet de moulin à eau. Ces deux pièces étaient réalisées
en bois dur. Le boisseau était fixé dans la partie haute d’un
coffre servant de réserve à tan, lui même reposant sur la meule
gisante.
LE MOULIN A FARINE
Broyer le grain était une fonction première des moulins.
Plusieurs d’entre eux dans chaque village occupaient cette
fonction, tant le pain était la base de l’alimentation.
Plusieurs grains (blé, maïs, sarrasin…) étaient broyés ainsi que
des fruits secs comme la châtaigne. Les farines étaient
destinées aux hommes et étaient alors appelées « farines
panifiables » ou aux animaux de la ferme.
Des moulins à farine sont visitables dans tout le Quercy (voir
les moulins à voir en Quercy).

LE MOULIN SCIERIE
Le moulin prenait à proprement parler un aspect « d’usine » dans
sa fonction de scierie.
Les moulins, surtout quand ils ont été équipés de turbines,
tiraient une puissance énorme de la force hydraulique. Cela a
permis d’installer des scies pour découper les grumes ainsi que
des machines à bois.
Le moulin scierie à voir en Quercy est le moulin de la
Moucherotte, à Espinas, le long de la Bonnette.
ET :
les moulins pour le broyage des grains pour hommes et bêtes
(maïs, sarrasin…), des minerais comme le phosphate, moulin
martinet pour le travail des métaux, moulins à pâte à papier,
moulins-foulon, filature…
MOULINS A VENT

Les moulins à vent ont eu une période d’activité assez courte et
bien peu ont survécu, du fait de leur exposition aux
intempéries.
Ils étaient pourtant vitaux à la population car, pendant les
étés secs ou les hivers très froids aux nombreuses gelées, ils
remplaçaient les moulins à eau pour moudre les céréales.
En Quercy, il s’agissait des « moulins-tours » à l’allure
élancée, caractéristiques de notre terroir. Ils étaient bâtis en
pierre et ils avaient généralement deux étages.
Ils étaient coiffés d’une toiture mobile en bois.
Le mécanisme était réalisé en bois durs (cormier ou sorbier,
érable de Montpellier pour le rouet ou la lanterne) ou
relativement souples (chêne pour les ailes) suivant les pièces.